Assemblée Générale Régionale 2016
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Amicale Nationale des Retraités de l'Audiovisuel
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Samedi 10 novembre : PINHAO - PORTO

A 7h00, tandis que nous prenons notre petit-déjeuner, le Vasco Da Gama quitte Pinhào.

Dès son arrivée à Folgosa à 8h00, nos bus prennent la route pour l’excursion à Lamego et au sanctuaire de Nossa Senhora dos Remedios (Notre Dame des Remèdes).

Située à 12 km du Douro, Lamego est une jolie petite ville connue pour sa production d’espumante, un vin mousseux, et son jambon fumé que nous avons eu l’occasion de goûter en fin de matinée. Riche en demeures bourgeoises des 16è et 18è s., elle est dominée par deux hauteurs occupées, l’une par les vestiges d’un château fort du 12è s. et l’autre par le sanctuaire baroque de Notre Dame des Remèdes.

La cité dont le majestueux ancien palais épiscopal, reconstruit entre 1773 et 1786, abrite désormais un musée, s’enorgueillit d’avoir contribué à la naissance du Portugal puisque c’est ici que les Cortès, assemblée territoriale des représentants des nobles, des clercs et des villes, se réunirent en 1143 pour reconnaître Alphonse Henriques comme premier roi du Portugal et voter la loi interdisant à tout étranger l’accès au trône. 

La Sé, cathédrale d’origine romane datant du 12è s., a conservé son clocher carré mais a été additionnée d’éléments gothiques et même baroques. La façade possède toujours ses trois portails de style gothique flamboyant aux sculptures encore admirables.  

De même que l’intérieur dont le plafond a été décoré en 1737-1738 de peintures étonnantes dues à l’architecte Nicolau Nasoni.

On est également frappé par la richesse des autels des différentes chapelles latérales. 

De même, on ne peut qu’être séduit par le ravissant petit cloître Renaissance et ses deux chapelles édifiées au 16è s. par l’évêque Don Manuel de Noronha.

Pour nous déposer à côté du sanctuaire Notre Dame des Guérisons (ou des Remèdes), nos bus ont emprunté la petite route menant au sommet de la colline de Santo Estevào à travers le parc Mata dos Remedios. Cela nous évite d’avoir à monter à pied les 686 marches de son escalier monumental, que les pèlerins gravissaient autrefois à genoux.  

L’église a été construite entre 1750 et 1761 sous le règne du roi Joào V à l’emplacement d’une petite chapelle dédiée à la Vierge. Le crépi blanc de sa façade fait ressortir les encadrements et éléments décoratifs en granit gris.  

A l’intérieur, sous un lumineux ciel bleu et blanc, le maître-autel est dédié à la Vierge Marie, tandis que les autels latéraux le sont à Anne et Joachin, ses parents. On remarque également une petite statue de la Vierge enfant et une autre de l’enfant Jésus couché dans la crèche. 

Des azulejos évoquent la vie de la Vierge Marie, l’adoration des mages, la fuite en Egypte de la Sainte Famille et la présentation de Marie au temple, alors que dans la sacristie sont exposés les portraits des bienfaiteurs du sanctuaire.

Rappelant celui de Bom Jesus de Monte à Braga, l’escalier à rampes croisées est hérissé d’une multitude de pinacles. Commencé en même temps que l’église en 1750, il ne fut achevé qu’en 1860.

Les paliers agrémentés de fontaines sont décorés de somptueux azulejos soulignant également des épisodes de la vie de la mère du Christ. 

Notre visite à Lamego s’est achevée, comme annoncé, par une dégustation de jambon fumé et de saucisson accompagné d’un verre d’espumante. 

Dès notre retour à bord à Régua, le Vasco Da Gama qui, pendant notre excursion, avait poursuivi la descente du Douro avec le franchissement de l’écluse de Bagaùste, repart pour ce dernier après-midi de navigation.

Sur les rives, les terrasses sont couvertes de vignes, d’oliviers mais aussi d’orangers, d’amandiers sans oublier les plantations de chêne-liège. Leur écorce, dont le Portugal est le premier exportateur au monde, sert, comme chacun sait, à fabriquer des bouchons mais, c’est moins connu, de nombreux autres articles : de la maroquinerie et même des semelles de chaussures. 

Le capitaine nous invite, à tour de rôle, à découvrir la cabine de pilotage du bateau. Les instruments dont il dispose sont indispensables pour naviguer en toute sécurité au milieu des balises verte et rouge délimitant un chenal entre les rives du fleuve, rocheuses et très rapprochées par endroit. 

Ayant franchi, durant le déjeuner, l’impressionnante écluse de Carrapatelo, découverte lors de la remontée du Douro le mardi précédent, le bateau arrive, deux heures plus tard, à celle de Crestuma-Lever. Mise en service en 1986, elle est située à 20 km de l’embouchure du Douro. 

Peu avant 18 h, le Vasco Da Gama, achevant sa croisière, revient à son port d’attache à Porto alors que le ciel tout rose nous laisse augurer, selon les spécialistes, une météo peu favorable pour la visite de la ville le lendemain.