Assemblée Générale Régionale 2016
Assemblée Générale Régionale 2016
Amicale Nationale des Retraités de l'Audiovisuel
Amicale Nationale des Retraitésde l'Audiovisuel

Dimanche 11 novembre : PORTO et AVEIRO

Visite libre de Porto

A 8h30, pour la visite libre de Porto, nous prenons place dans le Rabelo, amarré à côté du Vasco Da Gama. Passant sous le pont Maria Pia, œuvre de Gustave Eiffel, il descend le fleuve jusqu’au quartier de Ribeira qu’il atteint en quelques minutes à peine. 

La météo est plus que défavorable, lorsque nous posons le pied sur le quai bordé de vieilles maisons. Une rame de métro passe sur le pont Dom Luis I pour rejoindre Vila Nova de Gaia que domine le Mosteiro da Serra do Pilar, monastère du 17ème siècle appartenant encore à l’armée portugaise.

Construite sur les pentes escarpées du Douro, la vieille ville est un véritable dédale de ruelles. La façade baroque de l’Igreja da Misericordia, dessinée par l’omniprésent Nicolau Nasoni, se cache dans la rua das Flores.

L’imposante façade de la gare Sào Bento, achevée en 1903 à l’emplacement d’un ancien couvent par le grand architecte local José Marques da Silva, rappelle l’âge d’or du chemin de fer.

Dans le hall, quelque 20 000 azulejos composent de magnifiques fresques créées par Jorge Colaço en 1930. Expression emblématique de la sensibilité portugaise, la technique a été Importée par les Maures à la fin du 15ème siècle, d’où son nom issu de l’arabe al-azulej signifiant « pierre polie ». 

Principalement aux couleurs traditionnelles bleu et blanc de la faïence chinoise diffusées par les navigateurs portugais, certains panneaux retracent la conquête de Ceuta par Henri le Navigateur,

Les autres évoquent des scènes de la vie d’autrefois montrant l’évolution des transports.

Une belle frise polychrome apporte une touche colorée à l’ensemble.

Située stratégiquement en haut d’une colline surplombant la ville, la Sé, cathédrale de Porto, a subi de profondes modifications à l’époque baroque. Sa façade est flanquée de deux tours carrées casquées chacune d’une légère coupole. Le portail baroque est surmonté d’une rosace romane. Les créneaux bordant son extrémité supérieure ajoutent à l’aspect de forteresse.

Les travaux à l’intérieur de l’église dont la nef voutée en berceau rappelle l’origine romane ne permettent pas d’admirer de près le maître-autel en talha dourada de l’incontournable Nicolau Nasoni.

Havre de calme, le cloître gothique est décoré d’élégants azulejos narrant des scènes tirées des Métamorphoses d’Ovide et du Cantique des cantiques.

Depuis le cloître on accède à la Casa do Cabildo, où est exposé le trésor de la cathédrale renfermant une collection d’objets d’orfèvrerie religieuse, des vêtements sacerdotaux et des statues. 

Les offices sont célébrés dans la chapelle du Saint Sacrement qui possède un retable baroque en argent massif richement travaillé. La sacristie voisine étonne par sa richesse.

De la terrasse supérieure dont les murs sont également décorés de superbes azulejos, on a une belle vue sur le cloître et la partie supérieure de l’église. 

La terrasse extérieure, au centre de laquelle se dresse le pilori auquel étaient pendus les condamnés, offre, quant à elle, une vue magnifique sur les toits et les ruelles du centre historique qui s’étagent jusqu’au Douro, où nous attend le rabelo qui nous ramène à notre point de départ.  

 

La Costa Nova et Aveiro

 

L’après-midi, la météo est hélas tout aussi défavorable pour l’excursion en bus qui nous conduit d’abord vers la Costa Nova, étroit cordon lagunaire de dunes au bord de l’Océan Atlantique, avec d’un côté la plage et de l’autre un petit village de pêcheurs avec ses authentiques palheiros, maisons de plage faites de planches de bois bicolores, bleues, rouges ou vertes.  

Puis le bus nous amène à Aveiro, ville à laquelle ses canaux ont valu le nom de « Venise portugaise », comparaison sans doute un peu abusive.

Par contre, les moliceiros, barques à fond plat, aux poupe et proue recourbées en col de cygne et recouvertes de peintures naïves, ne manquent pas d’attirer le regard des touristes. Autrefois, elles étaient surtout utilisées pour ramasser les moliços, algues utilisées dans l’agriculture comme engrais fertilisant.

 

Ainsi s’achève une journée très intéressante hélas bien perturbée par la météo. Dommage !