Assemblée Générale Régionale 2016
Assemblée Générale Régionale 2016
Amicale Nationale des Retraités de l'Audiovisuel
Amicale Nationale des Retraitésde l'Audiovisuel

Lundi 12 novembre : Guimaràes et fin du séjour

A 8h30, tandis que ceux d’Auvergne, de Bourgogne, de Rhône-Alpes, de Nord-Picardie et de Paris Ile-de-France se rendre à l’aéroport pour prendre leur avion à destination de Lyon Saint-Exupéry ou Paris-Orly, ceux d’Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine, bénéficiant d’un petit supplément, montent dans les bus qui les emmènent visiter Guimaràes à 1h00 de route de Porto.

« Aqui nasceu Portugal » (C’est ici qu’est né le Portugal) ; ces mots sont inscrits sur le mur marquant l’entrée de la vieille ville de Guimaràes qui a été la capitale du royaume du Portugal jusqu’en 1260, année du transfert de la cour à Lisbonne, après l’achèvement de la Reconquête en 1252.

L’impressionnant palais des Ducs de Bragance, construit au début du 15ème siècle par Afonso, fils illégitime du roi Joào I, et délaissé dès le 16ème siècle, a été restauré à partir de 1937.

Ses toits en pente fortement prononcée ainsi que sa multitude de cheminées cylindriques de brique effilées dressées vers le ciel dénoncent l’influence de l’architecture de Bourgogne et de Normandie.

Parmi ses nombreuses pièces, l’étonnante salle de banquets possède un plafond en forme de coque de bateau retourné.

On remarque tout particulièrement la série de reproductions de tapisseries de Pastrana, racontant des épisodes des grandes découvertes portugaises.

Il en est de même pour les pièces de mobilier portugais, les collections de porcelaine de la Compagnie des Indes et la suite de tapisseries flamandes, de Bruxelles et d’Aubusson.

La chapelle, ornée de beaux vitraux, possède deux tribunes en bois placées en hauteur de chaque côté.   

Guimaràes est classé au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco depuis 2001.

La ville basse est d’une remarquable homogénéité architecturale. 

L’igreja de Nossa Senhora de Oliveira (Notre-Dame-de-l’Olivier) est flanquée sur sa gauche d’une tour-clocher. Le portail roman est surmonté d’un fronton gothique du 14ème siècle.

L’intérieur offre peu d’intérêt.

En face de l’église, se dresse le Padrào do Salado, un oratoire gothique à quatre arcades ogivales érigé pour commémorer la victoire de Salado en 1340 sur les Maures. Datant de 1342, la croix qui l’abrite est à l’origine d’un petit miracle qui valut son nom à l’église. Elle aurait redonné vie à un olivier dépérissant qui fournissait en huile la lampe de l’autel. 

Les différentes stations du chemin de croix jalonnant les rues sont d’une grande expressivité.

Notre visite s’achève par le joli jardin de l’avenue Largo Republica do Brasil à l’extrémité de laquelle s’élève l’igreja da Nossa Senhora da Consolaçà e Santos Passos.

A 15h00, au moment de gagner l’aéroport après un dernier repas à bord du Vasco Da Gama, il me revient à l’esprit que notre séjour a débuté huit jours plus tôt par un excellent déjeuner dans un restaurant du port de Porto.

En nous promenant sur le bord du fleuve, nous avons admiré le travail des marins réparant leurs filets,

mais aussi les célèbres lavandières du Portugal, non pas celles de la rivière de Sétubal chantée par Luis Mariano et bien d’autres, mais celles de Porto lavant leur linge dans un lavoir moderne « en dur »,

avant de le laisser sécher au vent,

puis de le transporter fièrement sur la tête.

 

ADEUS Portugal

 

Textes : Georges Traband

Photos : Jean-Claude Durmeyer, Daniel Toffaloni et Georges Traband