Assemblée Générale Régionale 2016
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Amicale Nationale des Retraités de l'Audiovisuel
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Vendredi 22 novembre 2019

Eglise orthodoxe russe de Tous-les-Saints à Strasbourg

Répondant à l’invitation de l’Association Découverte et Culture d’Erstein, une trentaine de participants, parmi lesquels dix membres de notre Amicale, se sont retrouvés au 106, rue du Général Conrad dans le Quartier des Quinze pour visiter ce très bel édifice construit sur un terrain au bord du canal de la Marne au Rhin mis à disposition par la Ville pour la paroisse russe de Strasbourg, rattachée au patriarcat de Moscou.

 

L’église, coiffée par un bulbe doré culminant à 42 mètres de hauteur, a été conçue par l’architecte russe Dimitri Pchenitchnikov assisté de son collègue français Michel Arnold.

La première pierre ayant posée le 30 septembre 2014, les travaux ont avancé au fur et à mesure des sommes recueillies par le fonds d’aide créé pour financer le projet chiffré à dix millions d’euros qui a bénéficié du soutien essentiel de l’entreprise pétrolière russe Transneft. 

Marquant l’achèvement des travaux extérieurs les bulbes dorés ont été posés en mars 2017 et la grande croix en inox doré, haute de 3,20 mètres, surmontant le dôme principal de l’église a été installée le 2 juillet 2017. 

Une autre croix orthodoxe russe, en pierre celle-là, se dresse sur l’esplanade devant l’édifice. La barre supérieure porte l’inscription « INRI » (Jésus de Nazareth, roi des Juifs) que Ponce Pilate avait tenu à placer au-dessus de la tête de Jésus. L’extrémité inclinée vers le haut de la barre inférieure symbolise la repentance du bon larron et celle inclinée vers bas le blasphème du mauvais larron.

Consacrée le 26 mai 2019 par le patriarche Cyrille de Moscou, l’église peut accueillir 300 fidèles. En y pénétrant, on est frappé par l’élévation très géométrique des murs soutenant le dôme central et la blancheur immaculée de l’ensemble en l’absence des fresques qui seront réalisées ultérieurement en fonction des dons à venir. 

Comme dans toutes les églises orthodoxes, l’iconostase, cachant l’autel, est percée de trois entrées : au centre, une porte à deux battants appelés « les portes royales » et deux portes latérales appelées « portes diaconales ».

A droite de la porte centrale se trouve l’icône du Christ bénissant et à gauche celle de la Vierge Marie tenant l’Enfant Jésus.

Sur le mur du côté de l’icône du Christ est accrochée la prière pour les vivants, tandis que l’icône de la dédicace de l’église à Tous les Saints est placée du côté de celle de la Vierge Marie.

D’autres icônes et des reliques occupent les niches ménagées près des deux portes latérales donnant à l’extérieur de l’édifice.

Le sol est décoré de belles mosaïques colorées alternant motifs géométriques ou floraux et animaux.

La visite se poursuit par celle du centre spirituel et culturel, inauguré le 19 mai 2017, qui abrite les activités paroissiales et la représentation du patriarcat de Moscou auprès du Conseil de l’Europe. Son architecture est inspirée par celle du nord de la Russie pour être en cohérence avec l’église voisine. Des pierres apportées du Mont Athos ont été placées dans ses fondations.

Le premier étage dont les couloirs sont tapissés de photographies du Tsar Nicolas II, de ses proches et de familles nobles russes, abrite la bibliothèque.

Peints sur un des murs, Saints Cyrille et Méthode, inventeurs de l’alphabet cyrillique, et « La Trinité » d’Andreï Roublev préfigurent les fresques qui décoreront l’église.

Réalisée en 1411, cette célèbre icône, souvent considérée comme le point culminant de l’iconographie russe, est conservée à la galerie Trétiakov à Moscou. Elle représente l’hospitalité d’Abraham décrite au chapitre 18 du livre de la Genèse. Le patriarche offre un repas au pied du chêne de Mambré à trois hommes, figure des trois personnes divines, devenus des anges dans la tradition byzantine.

Une collation au café, installé au sous-sol du centre, vient clore cette très intéressante visite.

Photos : Jean-Claude DURMEYER-

            inauguration : Cédric JOUBERT DNA