LUNDI 23 MARS


THEATRE DES CHAMPS ELYSEES

Visite guidée


Sortie organisée par Marie-Anne Mairal


Photos : Michelle Erismann, Brigitte Smadja, Pierre Lebecq et Rémy Jonard


Compte-Rendu : Brigitte Smadja


Compte-Rendu de notre journée par Brigitte Smadja


Rendez-vous 15 ,Avenue Montaigne sur les marches du Théâtre des Champs Elysées pour découvrir cette salle de spectacle inaugurée en 1913 , témoin de l’architecture Art Nouveau.


Gabriel ASTRUC, qui dirigeait la Société Musicale, souhaite faire construire un théâtre consacré à la musique. En 1906 il envisage d’acheter une parcelle de terrain située Avenue des Champs Elysées avec l’aide du mécène Gabriel THOMAS. L’opposition des propriétaires des hôtels particuliers et un peu d’antisémitisme, lui interdiront d’implanter un théâtre dans cette avenue.

En 1910 il retient une autre parcelle au 15 de l’avenue Montaigne, mais gardera le nom de Théâtre des Champs Elysées.

L’architecte belge VAN de VELDE est retenu , il décide de retenir pour sa construction, non pas une ossature métallique en vogue à cette époque, mais une ossature en béton armé. Pour ce faire il contacte l’entreprise des frères PERRET, spécialistes de ce nouveau matériau. Ceux ci prirent rapidement une place de plus en plus importante dans la conception du projet et finirent par supplanter totalement le cabinet Van de Velde et finalement revendiquer la paternité de l’œuvre.

Le Théâtre des Champs Elysées est une œuvre collective dont les principaux acteurs à côté des maîtres d’ouvrage Gabriel Astruc et Gabriel Thomas, seront les architectes Perret et un groupe d’artistes réunissant des peintres ( dont Maurice Denis ), un sculpteur ( Bourdelle) qui sera aussi fresquiste et architecte et un artiste verrier (Lalique)

Le projet des frères PERRET, particulièrement novateur, permettra de dégager sur la parcelle 3 volumes scéniques.

L’ensemble inauguré en 1913 comportera donc 3 espaces culturels


- le Théâtre des Champs Elysées grande salle à l’italienne de 1905 places pour les opéras, les conserts et la danse

- la Comédie des Champs Elysées de 601 places dédiée au théâtre

- un espace rapidement transformé en studio des Champs Elysées de 130 places pour le théâtre d’essai.


La programmation de Gabriel Astruc permettra d’accueillir les œuvres majeures du début du 20ème siècle, comme les ballets russes de Serge Diaghilev, la création du sacre du Printemps de Stravinsky chorégraphié par Nijinsky, et les plus belles créations des années folles (revue nègre de Joséphine Baker).

Louis Jouvet assurera la programmation théâtrale.


Gabriel Astruc fera faillite et l’ensemble sera revendu en 1922 ,à une américaine Ganna Walska, qui comblera pendant de nombreuses années le déficit. En 1960 elle décide de le revendre à des promoteurs américains. André Malraux interviendra pour s’y opposer et demandera à la Caisse des dépôts de racheter la majorité des actions ( la société était cotée en Bourse) . L'opération se réalisera en 1970 et La Caisse des dépôts en est toujours propriétaire. Elle nomme son administrateur.

En engageant un programme régulier de restauration, La Caisse a permis de sauver les bâtiments et l’ensemble des œuvres ,témoins de la naissance de l’art déco.


Suivons notre guide, membre du service communication du Théâtre qui va nous proposer un circuit de découverte du théâtre passionnant.



Les façades


Pour les frères Perret le béton armé et les structures de construction constituent en soi la décoration de leurs constructions. Les promoteurs souhaitant une meilleure visibilité sur l’avenue Montaigne vont demander à Antoine Bourdelle d’habiller cette façade. Une récente restauration nous permet d’en retrouver l’élégance et la clarté de 1913. Bourdelle conçoit une façade à trame verticale recouverte de plaques de marbre blanc d’Auvergne (matériau utilisé par les sculpteurs) surligné de bronze doré. Il imagine une vaste frise sur la largeur de la façade, complétée par 5 métopes au dessus des portes d’accès. Le tout fait référence à une Grèce mythologique représentant les arts, mais largement modernisée et inspirée des profils des danseurs célèbres du moment Isadora Duncan ou Nijinsky

Nous longeons la façade latérale de style « entrepôt », en brique et béton d’origine, pour pénétrer dans le théâtre


L’Atrium


C’est dans le large espace circulaire et lumineux du grand hall d’accueil que notre guide nous en fera découvrir la riche décoration. Un ensemble de piliers ronds en béton armé le délimite supportant l’espace de circulation haute de l’atrium et dégageant les 2 escaliers latéraux particulièrement élégants, dont le tapis rouge met en valeur la ferronnerie de la rampe.

Accédons à l’Atrium aux murs entièrement décorés de fresques de Bourdelle, (architecte, sculpteur mais aussi peintre ! que de talents).

Huit grands panneaux de fresques peintes sur mortier frais, complétés de 25 bandeaux au pourtour de l’accès aux corbeilles. Les panneaux de mortier prédécoupés ont été remis à Bourdelle dans son atelier (actuel musée Bourdelle) puis reposés et finalisés sur les murs de l’atrium. Cette technique ne permet pas de procéder facilement à des restaurations. A noter les couleurs douces, un peu comme des aquarelles, qui nous propose une promenade dans la mythologie en compagnie entre autres de Psychè, Eros, Icare , Orphée et Euridice, et de Pégase et la mort du Centaure .

Ce déambulatoire est éclairé par un ensemble de plafonniers en verre translucide créés par René Lalique . Un certain nombre ont pu être restaurés après de longues recherches, l’entreprise Lalique ne travaillant plus le verre mais le cristal .

Ce décor a pu être complété récemment de sculptures en bronze de Bourdelle dont le thème relevait du monde musical, tel cette belle Pénélope. Ces pièces sont un dépôt du musée Bourdelle.


Nous rejoignons le premier étage pour accéder à la salle par l’un des escalers secondaire, au décor tout aussi soigné que celui des escaliers d’honneur.


La salle, la scène


Nous accèderons à la salle par 2 niveaux pour mieux en approcher la décoration, Au palier de l’un des niveaux une maquette (coupe) nous permet de comprendre la prouesse technique de l’œuvre de Perret., et une intéressante exposition sur l’histoire du théâtre.


Un éblouissement que cette salle, rouge éclatante, surmontée d’une vasque fleur particulièrement lumineuse.

Salle en demi-cercle, aux balcons sans colonnes et au plafond sans lustre suspendu, remplacé par un « bouclier lumineux ». Structure métallique sur laquelle est posé un décor floral avec pistil et pétales lumineux de 175m2 composé de 131 vitraux, cachant la coupole en bois, créant un vide acoustique qui permet de renvoyer le son sans écho vers les balcons.

Le bas de la coupole accueille une toile marouflée de 300m2 réalisée par Maurice Denis

1912, début de l’éclairage électrique , le bouclier cache donc un ensemble de douilles supportant les lampes , ce dispositif évoluera au rythme des techniques , passant d’un éclairage chaud à la froideur des halogènes pour accueillir maintenant des LED et retrouver la colorimétrie d’origine

On notera le décor métallique et ouïes diverses qui viennent compléter le dispositif acoustique

La frise de Maurice Denis qui vient compléter esthétiquement le bouclier et prolonger le traitement acoustique, développe une histoire allégorique de la musique. Dans les écoinçons, l’orgue, l’orchestre, le chœur et la sonate . La fresque se lit d’une manière cruciforme et les thèmes en sont rappelés en frise. Maurice Denis saura y cacher , non sans humour, femme, fille et amante


Pendant notre visite quelques machinistes préparent sur la scène le prochain concert. On peut donc observer de grands panneaux réflecteurs en bois de bouleau et okoumé (900kg), les conques acoustiques. Une partie de l’avant de la scène peut être transformée en fosse et accueillir les orchestres lors des ballets ou opéras.


La salle est effectivement réputée pour son acoustique et sert régulièrement de lieu de captation.


La visite se termine vers 12h 30 , le temps de remercier chaleureusement notre guide, de prendre le programme de la nouvelle saison .


Une grande partie d’entre nous prolongera ce moment par une pause déjeuner , au George V


JEUDI 5 MARS 2026


AMBASSADE DE GRANDE BRETAGNE

Hôtel de Charost


Sortie organisée par Michelle Erismann


 Photos :

 Brigitte Smadja + Michelle Erismann + Rémy Jonard + Pierre Lebecq



Compte-rendu : Brigitte Smadja




Jeudi 5 mars 2026


Du quartier de la Madeleine à la résidence des ambassadeurs de Grande Bretagne

Par Brigitte SMADJA



Rendez-vous nous a été donné au Marché aux fleurs de la Madeleine.

Temps printanier qui nous rend l’attente douce et parfumée.


Notre conférencière nous invite à rejoindre des bancs posés en hémicycle, une belle tribune pour nous présenter les quartiers de la Madeleine et du Faubourg St Honoré avant de rejoindre les hôtels de l’Ambassade de Grande Bretagne.

A la fin du 18ème, le bourg de Paris, à l’étroit dans son enceinte, va s ‘étendre à l’ouest vers le Faubourg (hors du bourg) St Honoré jusqu’à l’enceinte des fermiers généraux. Le déclin du quartier du Marais, l’installation du Régent au Palais Royal puis la création de la place Louis XV ( place de la Concorde) vont favoriser l’implantation de riches hôtels particuliers. Ces hôtels accueillent maintenant ambassades, ministères et bien sûr le Palais de l’Elysée. Les entreprises du luxe ont également investi ce quartier.

Avant de quitter nos bancs, notre conférencière nous évoque la construction longue (80 ans) et mouvementée de l’église de la Madeleine, église sans croix, sans clocher et sans vitraux entourée de 52 colonnes corinthiennes.


Une agréable promenade va nous conduire aux portes de l’Hôtel Charost, résidence de l’ambassadeur de Grande Bretagne.

Quelques pas Rue Royale, puis le passage du Village Royal, havre de calme et de luxe, une surprise pour beaucoup d’entre nous qui avaient fréquenté ce passage quand il était encore celui de la cité Berryer. Commence alors une petite séquence de lèche vitrines, qui nous fait passer de la délicatesse des vitrines de Dior enfants, aux mannequins ouvriers du bâtiment d’Hermès, clin d’oeil aux travaux de réfection de l’immeuble. Le volumineux échafaudage permet tout de même de découvrir le cheval et ses drapeaux qui surplombe l’immeuble.

Nous débouchons rue du Faubourg St Honoré pour admirer toutes ces façades, une succession de porches monumentaux, bien gardés pour protéger les hôtels particuliers qui abritent maintenant ambassades ou ministères.


Nous sommes attendus au n°39 Hôtel de CHAROST, résidence de l’ambassadeur de Grande Bretagne. Accueil très cordial du service de contrôle, puis de notre guide anglais, qui nous fait plonger immédiatement dans une ambiance « so british » qui nous accompagnera pendant toute la visite.

L’hôtel construit pour le Duc de Charost de 1722 à 1725, se compose d’un corps de bâtiment entouré de 2 pavillons de service avec bas reliefs, son autre façade donne sur un très grand jardin.

Cet hôtel fut vendu à Pauline, sœur de Napoléon en 1803 et deviendra le Palais Borghèse. Celle-ci pour financer le retour de son frêre de l’île d’Elbe le revendra à la couronne britannique par l’intermédiaire de Wellington , ambassadeur, pour devenir l’Ambassade de Grande Bretagne .

Depuis celle i a été transféré dans l’hôtel Chevalier adjacent ( n°35) et l’hôtel Charost est devenu la résidence de l’ambassadeur et lieu de réception.

Nous visiterons les principales pièces qui composent le rez-de-chaussée de l’hôtel. Dans le hall d’accueil, les bustes de Napoléon et Wellington font face à un escalier particulièrement élégant, où nous avons la surprise de découvrir le majordome du palais, Ben, témoin de la vie de cet hôtel.

Les différents ambassadeurs ont su garder l’esprit de ce lieu, en restaurant les salons et retrouvant le mobilier de l’époque Napoléonienne tout en ajoutant des œuvres contemporaines. C’est ainsi qu’au pied de l’escalier on trouve un vélo, clin d’oeil au passage du tour de France en Grande Bretagne ou une œuvre vidéo de David Hockney

Nous traverserons le salon rouge avec sa galerie de portait des Stuart, puis le salon bleu et la chambre de Pauline, bleue également, avec cette durieuse glace qui permet de voir sans être vu.

Symbole d’hospitalité, nous pouvons nous assoir dans ces chaises où fauteuil d’époque, quelle belle façon de faire vivre un lieu.

Nous poursuivrons par la salle du Trône équivalent de la chambre du roi dans nos châteaux. Le trône attend la visite du roi ou de la reine.

Dans toutes ces salles, argenterie et lustres provenant de Grande Bretagne côtoient le mobilier empire.

Nous rejoindrons la galerie vitrée qui donne sur le jardin, horizon hélas perturbé par la présence d’une grue imposante qui nous interdira de profiter du jardin. Mais avant de prendre le thé dans cette galerie, nous profitons des 2 ailes côté jardin avec la salle de bal en prolongement de la salle du trône et en face la salle à manger d’apparat où le surtout exceptionnel est dressé Petit signe d’accueil, tout le nécessaire pour faire l’argenterie nous attend….


Pour conclure cette visite notre guide nous servira le thé dans des tasses de porcelaine fine. Comment mieux conclure cet après midi Oh my God !



JEUDI 19 FEVRIER 2026


ASSEMBLEE GENERALE REGIONALE

Paris Ile-de-France


Sortie organisée par Michèle Erismann


Photos : Brigitte Smadja - Michelle Erismann - Rémy Jonard


Compte-Rendu :  Christiane Lopez

Notre Assemblée Générale s'est déroulée comme les années précédentes dans ce restaurant mythique où tous les artistes, compositeurs, chanteurs, mondaines, demi-mondaines et hommes politiques de ce Second Empire qui a tant bouleversé et enrichi la vie des Parisiens, furent l'âme de ce lieu.

Notre Présidente a souhaité la bienvenue à nos nouvelles adhérentes et nous a fait observer une minute de silence pour tous ceux qui nous ont quitté.

Pendant la séance, nous avons évoqué nos dernières sorties et avons fait part à nos adhérents de plusieurs de nos projets.

Notre Trésorière nous a fait un topo sur l'état de notre Trésorerie dont les comptes ont été vérifiés par notre Audit.

Pas de souci, tout va bien.

Ensuite, le « Menu Richelieu » nous a été servi dans un des salons privés ornés d'affiches d'opéras et d'opérettes.

C'est toujours un vrai plaisir de se retrouver pour discuter et rire devant un bon repas.

Nous avons tous passé un bon moment dans une ambiance sympathique et et joyeuse.


SAMEDI 24 JANVIER 2026

SAMEDI 24 JANVIER 2026


CHICAGO au CASINO de PARIS

Comédie Musicale

Sortie organisée par Christiane Lopez


Photos : Rémy Jonard, Régine Fénélon, Christiane Lopez + Internet


Compte-rendu : Christiane Lopez



  Au Casino de Paris, nous avons plongé dans l'univers glamour et cynique du Chicago des années 1920.

Entre meurtres, trahisons et scandales, nous avons suivi les destins explosifs de Roxie et Velma, deux femmes prêtes à tout pour devenir célèbres.

Un show musical incontournable, provocateur et captivant, mêlant jazz, satire et séduction.

L'orchestre placé sur scène y tient un rôle majeur.

Roxie Hart, une artiste en devenir qui assassine son amant, et Velma Kelly, une chanteuse de cabaret accusée d'un double meurtre.

Toutes deux se retrouvent en prison et font appel au charismatique Billy Flynn, un avocat aussi brillant qu'opportuniste, pour éviter la peine capitale. Avec l'aide intéressée de Mama Morton, la surveillante en chef, elles manipulent la presse et l'opinion publique pour obtenir l'acquittement.

Seul Amos Fart, l'époux trompé de Roxie, sortira perdant de ce jeu de dupes. Tandis que les projecteurs se détournent d'elles après le scandale, Roxie et Velma décident de s'unir sur scène pour un numéro explosif.

C'est un spectacle tout simplement formidable. Une équipe incroyable, d'un talent et d'une justesse remarquables, portée par une énergie communicative du début à la fin. Chaque artiste est pleinement investi et le résultat est d'un très haut niveau.